On s'en fout du code : la programmation en coquille
14 août 2024
On s'en fout du code
Être ingénieur logiciel, ce n'est pas faire du code, c'est avant tout résoudre des problèmes.
Le code est au mieux un frein, au pire une source d'autres problèmes inutiles. On a des milliers de librairies disponibles qui font quasiment tout ce dont on a besoin — il reste juste à faire un peu de plomberie pour connecter les morceaux.
La programmation en coquille
Conseil : faire uniquement la structure du programme en partant du main :
- Les types
- Les interfaces
- Les signatures de fonctions et classes
J'appelle ça la programmation en coquille (eggshell programming).
Ça permet de voir vite ce qui ne va pas marcher, de corriger sans avoir à changer des implémentations inutiles. Et n'importe quelle IA récente peut compléter votre code à partir d'une interface claire.
Pourquoi ça marche
Quand vous commencez par la coquille, vous forcez votre réflexion sur ce qui compte vraiment : les contrats entre les composants. Quelle donnée entre, quelle donnée sort, quelles erreurs peuvent se produire.
L'implémentation, elle, peut changer. Peut être réécrite. Peut être générée par une IA. Ce qui ne doit pas changer, c'est la structure.
Les architectures liquides
C'est aussi la raison pour laquelle les architectures liquides vont voir le jour petit à petit — des systèmes où l'implémentation peut être remplacée à la volée tant que les interfaces sont respectées.
Quand le code devient jetable mais que la structure reste solide, on entre dans une nouvelle ère du développement logiciel.
Initialement publié sur LinkedIn.
